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« Billy Elliot », bien plus qu’un film sur la danse

« Billy Elliot », grand succès de Stephen Daldry, est sorti il y a déjà plus de 20 ans, en 2000 pour être plus précis, et pourtant, il n’a pas pris une ride depuis. À l’époque, il s’intitulait « Dancer » et, comme son nom l’indique, a fait danser la Croisette au son des Clash et de Tchaikovsky. Mais qu’est devenu « Billy Elliot » en 2021 ?
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Retour sur un film culte, tant dans le milieu de la danse que pour sa thématique politique sur l’enfance.

 

Le fameux films de Stephen Daldry « Billy Elliot » a connu un grand succès, à peine même sa sortie en salles. Près de trois millions de spectateurs en France à l’époque et encore beaucoup de visionneurs aujourd’hui !

Mais d’où vient « Billy Elliot » ? « Billy Elliot » est une comédie dramatique britannique réalisée par Stephen Daldry et basée sur l’histoire de Lee Hall. Avant sa sortie en 2000, le film a été présenté au festival de Cannes sous le titre de « Dancer ».

 

L’histoire de Billy Elliot

C’est l’histoire d’un jeune homme Billy Elliot, âgé de seulement 11 ans, qui vit dans le nord-est de l’Angleterre à Durham, à l’époque des mines. Le pays connait alors de nombreuses grèves entre les années 1984 et 1985 qui influencent toutes les familles anglaises.

Billy habite avec son grand frère, son père et sa grand-mère. Son père, le stéréotype de l’homme de l’époque, est pour les sports virils. Il impose donc tout naturellement à son fils la boxe, une pratique qui ne plait guère à ce dernier, mais qu’il pratique tout de même, jusqu’au jour où il s’aperçoit que le gymnase dans lequel il s’entraine abrite également des cours de danse classique. Malgré les idées préconçues de sa famille, ce jeune homme ne se laisse pas abattre pour autant. Sa passion pour la danse classique est telle qu’il cherche à tout prix à l’imposer à son entourage, luttant ainsi contre les stéréotypes du genre bien connus à l’époque et même encore parfois aujourd’hui. Mais le père de Billy ainsi que son grand frère Tony, tous deux mineurs en grève, ne supportent pas la façon dont le jeune fils dépensent leur argent gagné avec tant de difficultés.

La danse classique était en effet alors vue comme une pratique surtout dédiée aux filles et pas assez virile pour les garçons. Mais, grâce à ce film qui lança la carrière de Stephen Daldry, les stéréotypes ont été bouleversés pour laisser l’opportunité aux garçons de s’épanouir dans cette danse.

Mais, contrairement aux croyances, le film en lui-même n’est pas inspiré d’un danseur.

Même si on retrouve beaucoup d’éléments du film inspirés d’une histoire vraie, le film n’est pas basé sur la vie d’un danseur. Le scénariste de « Billy Elliot » a en effet puisé son inspiration d’un chanteur d’opéra, nommé Thomas Allen, l’un des barytons lyriques les plus connus du 20e siècle, qui a grandi lui aussi dans une cité minière.

 

Un grand film familial

Présenté le 19 mai 2000 au Festival de Cannes, sous le titre « Dancer », le film « Billy Elliot » a connu un franc succès. Il est en effet devenu un des grands films familiaux des années 2000 et reste encore aujourd’hui bien connu dans le monde entier. Mais, outre le succès qu’il a connu auprès des spectateurs, le film a également reçu de nombreux prix (4 British Independent Film Awards, 3 British Academy of Film and Television Arts 2001, 1 London Critics Circle Film Award).

Mais pourquoi ce nom « Dancer » ?

Le film a une grande histoire et ne s’arrête pas à un simple scénario. Outre l’inspiration du scénariste pour ce chanteur lyrique, il est également adapté de la pièce de Lee Hall (1998), partiellement inspiré par le roman de A. J. Cronin Sous le regard des étoiles et qui s’était elle-même inspirée du livre de la photographe Sirkka-Liisa Konttinen, Step by Step. Un projet photographique dont l’histoire se basait comme dans le film sur une école de danse d’une petite ville située au nord-est de l’Angleterre.

Une thématique politique sur l’enfance derrière le film

« Billy Elliot » n’est pas un simple film bouleversant sur la vie d’un petit garçon passionné par la danse. C’est également un film qui dénonce certaines idées préconçues sur les genres et les activités liées aux genres, une problématique au centre des discussions actuelles (ex : arrêter le bleu pour les garçons et le rose pour les filles), mais qui était très en avance pour l’époque.

Billy n’aime pas la boxe, mais veut faire de la danse classique. L’envie de cet enfant va à l’encontre des valeurs de notre société qui prône une masculinité sans faille qui rime avec force et « absence d’émotions féminines ». La danse classique était donc vue en horreur par beaucoup de parents de petits garçons à l’époque et même encore aujourd’hui.

Le film cherche ainsi à dénoncer ces clichés et à montrer qu’une activité ne correspond pas à un genre en particulier. Comme une couleur peut très bien aller à un garçon ou à une fille, la danse n’est pas synonyme de féminité et la boxe de masculinité, simplement parce que notre société l’aurait décidé. Mais l’époque est rude et ces idées sont renforcées par la classe sociale à laquelle appartient Billy.

Le scénario recherche donc la tolérance vis-à-vis des genres et de la notion de paternité. Ce n’est donc pas qu’un simple film, c’est un film d’époque, c’est un film qui fait réfléchir sur ce qu’on appelle la masculinité et la féminité et sur le rôle d’un parent.

En résumé, Billy Elliot est à la fois un conte pour enfants, une histoire sur l’enfance, une fable politique, et ainsi un film en avance sur son temps.
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